Pourquoi la correction professionnelle de votre roman ne devrait pas coûter 50 euros

La correction professionnelle d’un roman, c’est bien plus qu’une chasse aux fautes. Et non, cela ne coûte pas 50 euros.

Vous venez de ter­min­er votre roman. Des mois de tra­vail, par­fois des années. Des nuits à réécrire la même scène jusqu’à ce qu’elle sonne enfin juste. Une his­toire qui vous ressem­ble.

Et main­tenant vous cherchez quelqu’un pour le cor­riger.

Vous ouvrez Google. Vous tombez sur des offres à 50 euros, 80 euros, 100 euros. Et quelque part dans un coin de votre tête, vous vous deman­dez si vous pou­vez vrai­ment pay­er aus­si peu pour quelque chose d’aus­si impor­tant.

La réponse courte : non.

La réponse longue mérite qu’on s’y attarde.

Ce que vous croyez que “correction” veut dire

La cor­rec­tion orthographique, c’est ce que fait Word. Le souligne­ment rouge sous les fautes de frappe, la vir­gule oubliée, le “quand” sans “d”. C’est utile. Ce n’est pas ce pour quoi vous devriez pay­er un pro­fes­sion­nel.

Une cor­rec­tion pro­fes­sion­nelle de man­u­scrit, c’est autre chose. C’est une lec­ture experte de votre texte dans sa glob­al­ité, pas seule­ment pour tra­quer les erreurs, mais pour com­pren­dre ce que vous avez voulu faire et éval­uer si vous y êtes arrivé.

Ce que comprend vraiment une correction de manuscrit professionnelle

La correction orthographique et grammaticale

Oui, les fautes. Mais pas seule­ment les fautes évi­dentes. Aus­si les tour­nures ambiguës, les accords qui accrochent, les temps qui se mélan­gent sans inten­tion claire, les répéti­tions involon­taires qui sur­gis­sent page après page.

Un cor­recteur pro­fes­sion­nel con­naît les règles que vous avez peut-être oubliées depuis le lycée. Il con­naît aus­si les excep­tions, les usages étab­lis en fic­tion, et la dif­férence entre une faute et un choix styl­is­tique assumé.

La cohérence interne

Un per­son­nage s’ap­pelle Math­ieu au chapitre 3 et Matthieu au chapitre 14. Votre héroïne a les yeux verts au début et bleus à la fin. Un événe­ment men­tion­né en pas­sant au chapitre 7 con­tred­it ce qui se passe au chapitre 19.

Ce type d’in­co­hérence passe sou­vent inaperçu quand on lit son pro­pre texte, parce que notre cerveau comble les lacunes automa­tique­ment. Un lecteur extérieur, surtout un lecteur pro­fes­sion­nel qui lit pré­cisé­ment pour repér­er ce genre de prob­lème, les voit.

Le rythme et la lisibilité

Une phrase trop longue qui noie le lecteur. Un para­graphe où l’ac­tion bas­cule trop vite. Un dia­logue qui tourne en rond. Une scène dont le rythme ne cor­re­spond pas à son con­tenu émo­tion­nel.

Ces ques­tions de lis­i­bil­ité ne sont pas des erreurs au sens strict. Mais elles comptent. Elles font la dif­férence entre un texte qu’on lit d’une traite et un texte qu’on pose.

La ponctuation de style

Le français a des règles de ponc­tu­a­tion spé­ci­fiques à la fic­tion — les guillemets, les tirets cadratins pour les dia­logues, les espaces insé­ca­bles avant les signes de ponc­tu­a­tion dou­bles — que beau­coup d’au­teurs autoédités ne maîtrisent pas encore entière­ment. Ce n’est pas une cri­tique : on apprend en écrivant, et ces con­ven­tions s’ac­quièrent avec l’ex­péri­ence.

Un cor­recteur pro­fes­sion­nel les con­naît et les applique uni­for­mé­ment jusqu’à la dernière page.

Ce qu’un correcteur à 50 euros peut raisonnablement vous offrir

Regar­dons les chiffres hon­nête­ment.

Un roman moyen fait entre 70 000 et 100 000 mots. Une cor­rec­tion pro­fes­sion­nelle sérieuse prend entre 15 et 30 heures selon la den­sité du texte et les prob­lèmes qu’il con­tient.

Si quelqu’un vous pro­pose de cor­riger votre roman à 50 euros, il tra­vaille à env­i­ron 2 euros de l’heure.

Ce n’est pas un tarif de pro­fes­sion­nel. C’est le tarif de quelqu’un qui va faire une lec­ture rapi­de, cor­riger les fautes les plus vis­i­bles, et vous ren­dre un fichi­er que vous croyez cor­rigé — et qui ne l’est pas vrai­ment. Pire : vous ne le saurez peut-être pas avant que les lecteurs vous le dis­ent dans leurs avis.

Le vrai coût d’une correction bâclée

Les lecteurs sont impi­toy­ables avec les erreurs. Une faute dans le pre­mier chapitre peut suf­fire à faire fer­mer le livre et laiss­er une étoile sur Ama­zon.

Pour un auteur autoédité qui con­stru­it sa répu­ta­tion livre après livre, un texte mal cor­rigé peut coûter bien plus que la dif­férence entre une cor­rec­tion bas de gamme et une cor­rec­tion pro­fes­sion­nelle. Il peut coûter des lecteurs que vous ne récupér­erez jamais.

Comment distinguer une correction professionnelle d’une prestation low-cost

Avant de con­fi­er votre man­u­scrit, quelques ques­tions méri­tent une réponse claire.

Avez-vous de l’ex­péri­ence en fic­tion ? Cor­riger un roman, c’est dif­férent de cor­riger un rap­port ou un arti­cle de blog. La fic­tion a ses pro­pres codes, son pro­pre rap­port à la langue.

Que com­prend exacte­ment votre presta­tion ? Orthographe seule­ment ? Cohérence ? Rythme ? Lis­i­bil­ité ? Savoir ce qui est inclus per­met de com­par­er des presta­tions com­pa­ra­bles.

Pou­vez-vous me mon­tr­er un exem­ple de votre tra­vail ? Un extrait annoté, une page de cor­rec­tions com­men­tées, un retour de client. La qual­ité se voit.

Quel est votre délai réal­iste ? Une cor­rec­tion sérieuse prend du temps. Un pro­fes­sion­nel qui vous promet 100 000 mots en 48 heures vous promet quelque chose qu’il ne peut pas tenir cor­recte­ment.

Ce que je propose, et à qui

Je cor­rige des man­u­scrits de fic­tion en français : romans romance, fic­tion con­tem­po­raine, fan­ta­sy, lit­téra­ture générale. Je tra­vaille avec des auteurs autoédités qui pren­nent leur pro­jet au sérieux et veu­lent un livre dont ils peu­vent être fiers.

Ma cor­rec­tion com­prend l’orthographe, la gram­maire, la ponc­tu­a­tion, la cohérence interne, la lis­i­bil­ité, et un retour général sur les points qui méri­tent votre atten­tion. Je ne réécris pas votre texte. Je préserve votre voix. Mais je vous dis claire­ment ce que j’y vois.

Je ne tra­vaille pas avec tout le monde. Je lis votre pre­mier chapitre avant d’ac­cepter un pro­jet, parce que je veux m’as­sur­er que je suis la bonne per­son­ne pour votre livre, et qu’il est prêt pour une cor­rec­tion pro­fes­sion­nelle.

Une dernière chose

Si votre roman mérite d’être lu, il mérite d’être cor­rigé cor­recte­ment.

Ce n’est pas une ques­tion de bud­get. C’est une ques­tion de ce que vous voulez pour votre tra­vail.

Je suis cor­rec­trice et tra­duc­trice lit­téraire spé­cial­isée dans la fic­tion fran­coph­o­ne et la romance. Je tra­vaille avec des auteurs autoédités et des maisons d’édi­tion depuis plus de six ans.

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